• Le déjeuner sur l'herbe de Manet

     Le déjeuner sur l'herbe

    Le Déjeuner sur l'herbe

    En 1862, Manet propose, au Salon, une toile immense: Le Déjeuner sur l'herbe. Il présente des personnages dans un décor champêtre. Une femme, sortie du bain, se sèche, nue sur l'herbe. Ce tableau provoqua le scandale! Les académiques aiment le nu mais dans des scènes mythologiques. Mais, ici, La femme est nue sans raison. Ce tableau sera présenté au salon des refusés. Émile Zola, écrivain et critique sera le seul à défendre Manet. Il loue ce tableau impressionnant car grandeur nature. Pour lui la forêt, le nu sont des prétextes à montrer une nouvelle peinture, celle des vraies couleurs, des formes, de la touche franche.

    Un portrait en remerciement

    Pour remercier Zola, Manet fera son portrait et lui offrira. C'est un portrait physique mais aussi psychologique. Manet le représente dans son bureau, entouré de tout ce qu'il apprécie: une estampe japonaise, une plume, des livres et un tableau de Manet.

     

    Édouard Manet (1832-1883) Émile Zola, 1868 Huile sur toile. 

    Analyse (tiré de Wikipédia)

    Les quatre personnages s'inscrivent dans un triangle, une constante dans l'art classique, alors que les deux hommes forment un triangle renversé, comme dans les compositions pyramidales de la renaissance.

    Le déjeuner sur l'herbe

    Manet appelle familièrement sa toile la Partie carrée, titre repris par la rumeur qui voit dans les deux femmes nues des prostituées. Le panier renversé, symbole de luxure, confirme que l'interprétation de la toile n'est plus allégorique ou mythologique mais érotique, d'où le scandale à l'époque. Au premier plan, la femme nue est Victorine Meurent, le modèle le plus fréquemment utilisé par Manet. Au centre, le peintre représente le sculpteur hollandais Ferdinand Leenhoff, frère de Suzanne Manet. L'homme accoudé à demi étendu sur l'herbe est Eugène Manet.

    Le style et la facture du tableau choquent également le public et les critiques : le paysage esquissé ressemble à un décor fictif, les lois de la perspective sont enfreintes (la femme en arrière-plan devrait être plus petite), les dégradés sont délaissés au profit de contrastes de lumière et de couleurs qui donnent l'impression que les personnages ne sont pas bien intégrés dans la composition artificielle qui laisse apparaître les coups de pinceau.

    Sources d'inspiration (tiré de Wikipédia)

    Antonin Proust cite les propos de Manet qui conçut l'idée de son tableau en contemplant des baigneuses sortir de l'eau à Argenteuil : « il paraît qu'il faut que je fasse un nu. Eh bien je vais leur en faire, un nu ». Le peintre réalise alors une toile dans son atelier avec laquelle il tient à scandaliser tout en s'inspirant de sources classiques pour « aider le spectateur à identifier la référence à une iconographie aussi respectable que connue et illustrant un choix moral ».

    Manet souhaite donner ainsi une version moderne du Concert champêtre (1508-1509) du peintre de la Renaissance Titien (œuvre précédemment attribuée à son maître Giorgione).

    Dans cette allégorie de Poésie, on voit deux femmes nues (Calliope et Polymnie, Muses de la poésie épique et lyrique) en compagnie de deux jeunes hommes bien habillés, l'un d'eux jouant du luth. La scène se situe dans un paysage arcadien. Manet a repris ce thème avec des personnages modernes, présentant la scène comme un « pique-nique en forêt ». Le Déjeuner est en fait un manifeste d'une nouvelle façon de peindre et, en effet, d'une nouvelle conception de l'art et de la relation entre l'art et son public.

    La composition, d'un autre côté, est dérivée d'une scène avec des dieux de la rivière dans une gravure (1514-1518) de Marcantonio Raimondi d'après un dessin de Raphaël), Le Jugement de Pâris. Toutefois, en ajoutant une femme (disproportionnée) qui se baigne à l'arrière-plan, Manet rompt l'harmonie de cet exemple.

    Le déjeuner sur l'herbe

    Les trois personnages en bas à droite du tableau ont inspiré la composition du tableau de Manet

    La représentation de deux couples qui se reposent dans un parc ou dans un décor similaire était un sujet classique dans la peinture galante, tel qu'illustré dans La Partie carrée (1713) d'Antoine Watteau. James Tissot, contemporain et ami de Manet, a peint sa propre version du thème en 1870.

    Le déjeuner sur l'herbeLa partie carrée de Tissot 

    Le Déjeuner sur l'herbe, source d'inspiration

    Le déjeuner sur l'herbe

    Cézanne 

    Le déjeuner sur l'herbe

     

    Fernando Botero 

    Le déjeuner sur l'herbe

     

     Mickalene Thomas

    Le déjeuner sur l'herbe

    Picasso 

    Le déjeuner sur l'herbe

    Picasso

    Le déjeuner sur l'herbe

     Monet

    Le déjeuner sur l'herbe

    Monet 

    Huile sur toile, original : 460 x 600 ou 640 cm (partie gauche : 418 x 150 cm et partie centrale, à droite : 248 x 217 cm), 1865 (W 63), musée d'Orsay, Paris.

    Le déjeuner sur l'herbe

     Monet

    Huile sur toile, 130 x 181 cm, 1865 (W 62), musée Pouchkine, Moscou.

    Le déjeuner sur l'herbe

    Robert Doisneau

     

    Et bien d'autres encore ....

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 23 Avril 2016 à 20:09
    Amande

    Super article !!! Tu devrais participer au "Tableau du samedi" géré par Lady Marianne !

    http://www.ma-chienne-de-vie.com/2016/04/le-tableau-du-samedi-et-vos-participations-2.html  

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